Digitaliser l'inclusion financière en Afrique

Mis à jour : févr. 17


La croissance inclusive est une des clefs du développement de l’Afrique. Son objectif est de construire un bloc économique capable de booster une croissance globale, tout en réduisant le fossé des inégalités socio-économiques des populations sur le territoire. En effet, le choix d'une croissance inclusive permet d’assurer un plus large accès aux différents secteurs économiques, à des populations qui en sont encore exclues : agriculture, santé, finance…C’est dans ce contexte que la digitalisation devient un enjeu important, pouvant booster cette croissance économique et lui donner un visage tout à fait innovant.



Dans le secteur de la finance (axe important du développement de l’économie), la digitalisation des services et des outils promet de produire des résultats impressionnants. En effet, cela semble être un moyen exceptionnel pour accélérer le processus de bancarisation de l’Afrique et principalement de la population rurale. Elle permettra principalement de traiter le problème de l’éloignement et de l’accessibilité des établissements financiers en dématérialisant les actes de gestion bancaires.


L’idée est de fluidifier et de rendre possible la réalisation des opérations bancaires à distance, via un téléphone portable ou un ordinateur. Les résultats sont fortement attendus car en Afrique le taux de bancarisation n'est que de 10%. La digitalisation peut permettre de faire ce grand bond en avant afin de rattraper l’écart avec les autres continents. Mais pour y arriver, il est important d’adopter la bonne approche méthodologique et d’agir sur les bons leviers que sont :·       

  • Un accompagnement spécifique des différents acteurs de la digitalisation (I)·     

  • L’identification des facteurs clefs de réussite (II).



I/ Au 1er rang des acteurs de la digitalisation de l’inclusion financière se trouve différents types d’acteurs :

Nous avons d'une part les acteurs traditionnels :

o Les banques     


Et d'autres part les nouveaux acteurs :

o  Ceux issus de la téléphonie : les opérateurs de "mobile money "

§ Bank-based : Contrôlés par les banques commerciales

§ Non-bank-based : Non contrôlés par les banques commerciales

 Ceux issus de la Finance : les IMF et les Fintech.


Pour une digitalisation réussie, il est essentiel que chacun de ces acteurs bénéficie d’un en accompagnement adapté. Il est évident que les banques traditionnelles ainsi que les opérateurs de mobile money du fait de leurs positions, de leurs moyens financiers et de leurs organisations structurées (service juridique, comptable, RH…) peuvent soit avoir à demeure, soit régler aisément les prestations de conseils liées à cet accompagnement. Pour ces banques, Valauris propose des compétences capables de les accompagner dans la transformation numérique de leurs SI (systèmes d’information) en prenant en compte aussi bien l’aspect réglementaire que technique.


Pour les nouveaux acteurs issus de la Finance (à l'exception des licornes) les besoins essentiels sont fortement axés sur un accompagnement juridique, comptable, marketing, commercial et technique, pour leur permettre de décoller et dépasser un certain cap. Souvent la réponse optimale à ce type de besoins est un support externe, capable de supporter cette charge pour eux. L'intervenant externe permet ainsi à l’entreprise de se concentrer sur son cœur de métier. Ces supports externes sont habituellement des incubateurs mais qui ne disposent pas d’offres de services réels. C’est dans ce contexte que Valauris Consulting Africa, nouvel acteur de la Tech au Congo Brazzaville, propose une offre de service inédite : EXTERNALIS.


Développer un projet viable est déjà une grande aventure humaine et économique. D’où l’intérêt de se concentrer sur son cœur d’activité et d’externaliser certaines activités afin de bénéficier d’une expertise externe. C’est dans ce contexte que s’inscrit l’offre EXTERNALIS by Valauris Consulting AfricaI.                 


II/ Les facteurs clefs de la réussite de la digitalisation de l’inclusion financière sont complexes et variés :

En Afrique, la digitalisation en est encore au stand embryonnaire. Son développement passe par la prise en compte des facteurs clefs de réussite précis et claire.

  • Une infrastructure Internet opérationnelle. Pendant longtemps, l’Afrique a souffert d’un manque d’infrastructures internet opérationnelles. La plupart des communications se faisaient alors par des connexions satellitaires rendant le coût d’accès à Internet très onéreux. Depuis le début des années 2000, on assiste à des projets, de plus en plus croissants, de câbles sous-marin tendant à rendre le prix d’accès à internet plus abordable. De grandes avancées ont été faites mais c’est bien peu. Beaucoup reste encore à faire par rapport au reste du monde.


  • Un cadre juridique national et africain favorisant le processus de digitalisation tout en protégeant le consommateur.

o  Un droit des consommateurs fort et permettant de lutter efficacement contre la fraude et la violation de la vie privée.

o  Une obligation d’information du consommateur au sujet des nouveaux services et produits numériques. L’objectif est d’éviter un rapport de force défavorisant le consommateur face aux banques et opérateurs de téléphonie mobile.


  • Un environnement digital sécurisé permettant de gérer les risques opérationnels liés aux transactions réalisées à distance. En effet, avec la digitalisation se développent également des techniques de vol de données bancaires, de fraude et de piratage des données. La sécurité reste un enjeu majeur et poste d’investissement important afin de minimiser les pertes financières et le risque lié à la réputation de l’établissement.


  • Une transparence et une proportionnalité des frais des services bancaires au service rendu par les IMF, les banques et les opérateurs de téléphonie mobile :

o  Frais de tenue de comptes

o  Frais liés aux opérations réalisées (retrait, virement …)

o  Taux des crédits


  • Le développement des compétences capables d’accélérer le process de digitalisation et de préparer les consciences au changement. La digitalisation a besoin de s’appuyer sur de véritables compétences numériques et les acteurs de la digitalisation ont grandement besoin d’experts pour développer leurs projets. Ce n’est pas aux banques ni aux IMF de former des spécialistes du digital. Ils doivent leur être mis à disposition. Et cela ne peut être rendu possible que par un soutien aux universités et à la formation professionnelle (développeurs et autres experts).


Yvon GATSONO